Présentation
Au fil de l'actu
Revue FNAIR
Enfants
Social
Médical
Fonds de recherche
AIR Régionales
Archives
Bibliothèque
Liens
Pages privées
Nous écrire
Forum
Partenaires


Retrouvez-nous sur Facebook

Soins

Quelle que soit son montant, la hausse du forfait hospitalier envisagée par le gouvernement nous paraît être une mesure injuste et dangereuse. Contraire aux principes de solidarité instaurés par les ordonnances de 1945, elle est une forme déguisée d’impôt obligatoire, car personne n’est à l’abri d’une hospitalisation. Plus grave, l’augmentation du forfait hospitalier va peser sur les malades les plus en difficulté, au premier rang desquels les insuffisants rénaux.


La dialyse est une technique de soin très lourde qui ne permet que difficilement de mener une vie professionnelle. Statistiquement, les personnes en insuffisance rénale chronique ont donc un niveau de vie bien moindre que la moyenne des Français et beaucoup d’entre elles ne peuvent matériellement souscrire à une mutuelle. En outre, les conséquences de la dialyse, à moyen et long terme (problèmes articulaires et infectieux, notamment) exigent de fréquentes hospitalisations. Pour ceux qui ont la chance de bénéficier d'une greffe, un à deux mois d’hospitalisation s’imposent, pour la préparation et le suivi de transplantation.
Les frais d’hébergement que cette greffe engage, et la perte de la pension d’invalidité qu’elle engendre, dissuadent même certains de recourir à cette technique, la meilleure qui soit pourtant.

Si le gouvernement persiste dans sa volonté d’augmenter le forfait hospitalier –qui est rappelons-le, pour beaucoup de Français une mesure pénalisante (5 millions d’entre nous ne peuvent pas se permettre de souscrire une assurance privée) – qu’il consente au moins à exonérer les populations les plus faibles, celles qui, déjà soumises à des situations financières difficiles, sont amenées à s’acquitter fréquemment du forfait hospitalier. La FNAIR a de nombreuses propositions à faire concernant les économies réalisables par la CNAM et espère être très prochainement consultée. L’intelligence, celle des mesures comme des hommes, est collective…ou n’est pas !