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La dialyse est une technique de soin très lourde qui ne permet que difficilement de mener une vie professionnelle. Statistiquement, les personnes en insuffisance rénale chronique ont donc un niveau de vie bien moindre que la moyenne des Français et beaucoup d’entre elles ne peuvent matériellement souscrire à une mutuelle. En outre, les conséquences de la dialyse, à moyen et long terme (problèmes articulaires et infectieux, notamment) exigent de fréquentes hospitalisations. Pour ceux qui ont la chance de bénéficier d'une greffe, un à deux mois d’hospitalisation s’imposent, pour la préparation et le suivi de transplantation.
Les frais d’hébergement que cette greffe engage, et la perte de la pension d’invalidité qu’elle engendre, dissuadent même certains de recourir à cette technique, la meilleure qui soit pourtant.
Si le gouvernement persiste dans sa volonté d’augmenter le forfait hospitalier –qui est rappelons-le, pour beaucoup de Français une mesure pénalisante (5 millions d’entre nous ne peuvent pas se permettre de souscrire une assurance privée) – qu’il consente au moins à exonérer les populations les plus faibles, celles qui, déjà soumises à des situations financières difficiles, sont amenées à s’acquitter fréquemment du forfait hospitalier. La FNAIR a de nombreuses propositions à faire concernant les économies réalisables par la CNAM et espère être très prochainement consultée. L’intelligence, celle des mesures comme des hommes, est collective…ou n’est pas !
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