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La Synthèse
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Le dimanche 30 mars dernier, la FNAIR célébrait dignement ses 30 années d'existence au Palais des congrès de Versailles, à l'occasion de son sixième congrès.
Cet événement d'importance a réuni plusieurs centaines d'insuffisants rénaux, adhérents ou sympathisants, accompagnés de leurs proches mais aussi de nombreux professionnels de santé.
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était en effet particulièrement riche, puisqu'une grande partie de la matinée était consacrée à l'histoire des traitements.
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Cette rétrospective fut magnifiquement orchestrée par le Pr. Claude Jacobs. Il a ainsi évoqué ses années d'internat, durant lesquelles on apprenait aux jeunes médecins comment "faire mourir" les insuffisants rénaux dans les meilleures conditions possibles, ainsi que son émerveillement lors de l'apparition de
la dialyse, qui leur a permis d'échapper à cette issue fatale.
Le Pr. Richet, qui a participé à la mise au point des premiers reins artificiels à l'hôpital Necker, a quant à lui insisté sur les aspects "artisanaux" de ces travaux, et sur le scepticisme du corps médical face à ces tentatives de faire survivre malgré tout des malades qui étaient jugés
comme perdus. On passait d'une médecine curative à des thérapeutiques de suppléance, ce qui a représenté une véritable révolution et un bouleversement des mentalités.
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Robin Eady, un des premiers dialysés au monde (Seattle en 1963), devenu depuis professeur de dermatologie en Angleterre, a insisté sur le combat qui fut le sien pour parvenir à bénéficier de cette technique, qui en était alors à ses balbutiements.
Le Pr. Küss, père de la technique chirurgicale de la greffe rénale, toujours utilisée aujourd'hui, a retracé l'épopée de ses premières transplantations et sa frustration lorsqu'il voyait ses malades mourir, faute d'immunosuppression, et malgré le succès chirurgical.
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Puis le Pr. Jules Traeger et le Dr Guy Laurent sont revenus sur la dialyse et la greffe à Lyon dans les années 70.
Tous ces témoignages particulièrement forts étaient ponctués d'extraits vidéos d'époques, souvent exceptionnels. Le public, captivé, a ainsi pu prendre réellement conscience de l'esprit pionnier qui a été à l'origine des traitements de l'IRC, et des batailles qui ont dû être menées pour que
l'insuffisance rénale chronique passe du statut de maladie mortelle à celui d'affection chronique, avec laquelle des hommes et des femmes vivent.
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Durant la suite de la journée, les thèmes abordés se sont succédés : la situation des différentes modalités de dialyse et la greffe aujourd'hui, et les difficultés rencontrées par les insuffisants rénaux (psychologiques, sociales, professionnelles, etc.), le tout ponctué par de nombreux témoignages de professionnels et de patients.
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Le contenu très riche du congrès n'a laissé de place à aucun temps mort. C'est finalement sur un panorama des actions de la Fnair tout au long de ces trente années qu'il s'est terminé, rappelant, s'il le fallait, le rôle moteur qu'a joué notre association, au fil de ses combats et toujours dans l'intérêt des malades.
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